FIV étape par étape : ce qui se passe à chaque phase et comment s'y préparer
Une fécondation in vitro (FIV) dure environ un mois, de la première injection au test de grossesse. Chaque phase a son rythme, ses examens et ses petites inquiétudes. Voici ce qui se passe concrètement, étape par étape, et comment vous y préparer.
Écrit et validé par le comité scientifique de Nina, le 27/10/2026
10 min de lecture · Sources citées en fin d’article
Une FIV dure environ un mois : près de 14 jours de stimulation par injections, une ponction des ovocytes 36 heures après l’injection de déclenchement, la fécondation au laboratoire, le transfert d’un embryon 2 à 6 jours plus tard, puis une prise de sang environ 15 à 16 jours après la ponction.[1][2] En France, 18,7 % des ponctions aboutissent à un accouchement, en moyenne.[5]
Sommaire
- Combien de temps dure une FIV ?
- Comment se passe la stimulation ovarienne ?
- Comment se passent le déclenchement et la ponction ?
- Que se passe-t-il au laboratoire après la ponction ?
- Comment se passe le transfert d’embryon ?
- Quand faire le test de grossesse ?
- Quelles sont les chances de réussite d’une FIV ?
- Questions fréquentes
1. Combien de temps dure une FIV ?
| Phase | Durée indicative | Ce qui se passe |
|---|---|---|
| 1. Stimulation ovarienne | Environ 14 jours[1] | Injections d’hormones, échographies et prises de sang de surveillance[2] |
| 2. Déclenchement | 1 injection, à heure précise | Termine la maturation des ovocytes ; fixe l’heure de la ponction[2] |
| 3. Ponction des ovocytes | Environ 20 minutes, 36 h après le déclenchement[1] | Prélèvement par voie vaginale, sous échographie et anesthésie[1] |
| 4. Fécondation et culture | Résultat environ 20 h après[1] | FIV classique ou ICSI au laboratoire[2] |
| 5. Transfert d’embryon | 2 à 6 jours après la ponction[1][2] | Dépôt de l’embryon dans l’utérus avec un fin cathéter[2] |
| 6. Attente et test | Environ 15 à 16 jours après la ponction[1][2] | Prise de sang (dosage de l’hormone hCG) |
Les durées varient selon le protocole choisi par votre centre. Les protocoles de stimulation sont encadrés par des recommandations européennes mises à jour en 2025.[3] Pour situer la FIV parmi les autres techniques, voir PMA : comment ça marche ? et essai naturel ou PMA : les étapes du parcours.
2. Comment se passe la stimulation ovarienne ?
Les hormones injectées stimulent les ovaires pour que plusieurs follicules (les petites poches qui contiennent les ovocytes) se développent en même temps. Le but est d’obtenir plusieurs ovocytes, et donc plusieurs chances d’embryon.[2]
Pendant cette phase, des échographies et des prises de sang (on parle de monitorage) permettent d’ajuster les doses et de choisir le bon moment pour le déclenchement.[2] Les follicules grossissent de jour en jour : le déclenchement est en général décidé quand deux à trois d’entre eux atteignent environ 17 à 18 mm de diamètre.[8]
Comment s’y préparer :
- Faites-vous montrer la technique d’injection par une infirmière ou une sage-femme. De nombreuses vidéos explicatives existent aussi en ligne : privilégiez celles du laboratoire qui fabrique votre traitement ou de votre centre, car chaque stylo a son mode d’emploi. Notez l’heure de chaque injection.
- Organisez à l’avance les rendez-vous de surveillance (monitorage), souvent tôt le matin et parfois rapprochés, et aménagez votre agenda si vous le pouvez. Bon à savoir : depuis le 2 juillet 2025, toute personne salariée engagée dans une PMA, quel que soit son sexe, peut s’absenter pour les actes médicaux nécessaires, sans perte de salaire ; son ou sa partenaire peut l’accompagner à trois rendez-vous par protocole.[7] La même loi interdit toute discrimination liée à un projet parental.[7]
- Une sensation de ventre gonflé, des bouffées de chaleur ou une prise de poids modérée sont fréquentes et temporaires.[2] Voir effets secondaires de la PMA : comment les gérer.
Un oubli, une heure décalée, un stylo qui ne fonctionne pas : pour une question pratique, une sage-femme peut vous aider à y voir clair. Pour toute modification de dose, contactez votre centre. Posez votre question à une sage-femme de Nina dans la messagerie.
3. Comment se passent le déclenchement et la ponction ?
Quand les follicules sont assez gros, une dernière injection déclenche la maturation finale des ovocytes. Son heure est très précise, car elle fixe celle de la ponction, environ 36 heures plus tard.[1]
La ponction se fait par voie vaginale, guidée par l’échographie, sous anesthésie générale ou locale selon les centres.[1][2] Elle dure une vingtaine de minutes, suivie de quelques heures de repos en hôpital de jour.[1] Le même jour, si les spermatozoïdes du partenaire sont utilisés, le recueil est fait au laboratoire ; une abstinence de 2 à 4 jours est souvent demandée avant.[1]
Comment s’y préparer : prévoyez une personne pour vous raccompagner, et une journée calme. Des douleurs abdominales et de légers saignements sont possibles après la ponction.[2]
4. Que se passe-t-il au laboratoire après la ponction ?
Au laboratoire, les ovocytes sont mis en contact avec les spermatozoïdes (FIV classique), ou un spermatozoïde est injecté dans chaque ovocyte (ICSI), surtout quand le spermogramme est très altéré.[2] Voir fertilité masculine et spermogramme. Le lendemain, l’équipe vérifie combien d’ovocytes ont été fécondés.[1]
Tous les ovocytes ne sont pas matures, tous ne sont pas fécondés, et tous les embryons ne se développent pas jusqu’au transfert. Ce « tri » naturel est normal, même s’il est souvent difficile à vivre au jour le jour. Les embryons de bonne qualité qui ne sont pas transférés peuvent être congelés.[2]
5. Comment se passe le transfert d’embryon ?
Le transfert a lieu entre le 2e et le 6e jour après la ponction, selon le stade de l’embryon.[1][2] C’est un geste court, sans anesthésie, qui ressemble à un frottis : un fin cathéter dépose l’embryon dans l’utérus.[2]
La plupart des centres privilégient aujourd’hui le transfert d’un seul embryon, pour limiter les grossesses multiples, plus à risque de prématurité.[1][2]
Comment s’y préparer : beaucoup de personnes appréhendent ce moment. Des exercices de respiration ou de sophrologie, appris quelques jours avant, peuvent aider à le vivre plus sereinement.
Une sophrologue peut vous proposer des exercices simples à faire avant et pendant. Posez votre question à une sophrologue de Nina dans la messagerie.
6. Quand faire le test de grossesse ?
Le test sanguin se fait environ 15 à 16 jours après la ponction.[1][2] Cette attente est l’un des moments les plus stressants du parcours, avec la ponction et le transfert, selon les recommandations européennes sur l’accompagnement psychologique.[4]
Un test urinaire fait trop tôt peut donner un faux résultat, notamment à cause de l’injection de déclenchement. Attendez la prise de sang prévue par le centre.
En cas de résultat négatif, votre équipe fera le point avec vous. Voir échec de FIV : comprendre et préparer la suite.
7. Quelles sont les chances de réussite d’une FIV ?
En France, en 2023, une FIV a abouti à un accouchement dans 18,7 % des cas par ponction, en moyenne et tous âges confondus.[5] Ce taux dépend surtout de l’âge de la personne qui fournit les ovocytes. Il augmente quand on additionne les transferts d’embryons congelés issus d’une même ponction. Pour comprendre l’effet de l’âge, voir âge et fertilité féminine : les vrais chiffres.
Les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) proposent un simulateur gratuit, l’IVF Success Estimator.[6] Vous indiquez votre âge, votre taille, votre poids, vos FIV et grossesses précédentes, la raison de la FIV et l’origine des ovocytes (les vôtres ou ceux d’une donneuse). Il estime la probabilité cumulée d’avoir un enfant après 1, 2 ou 3 ponctions, en comptant tous les transferts réalisés dans les 12 mois.[6]
Avant de l’utiliser, gardez en tête : il est en anglais (poids en livres, taille en pieds) ; il repose sur des données de centres américains de 2016 à 2018, qui ne reflètent pas forcément les pratiques françaises ; il donne une moyenne pour des profils proches du vôtre et ne prédit pas votre résultat personnel ; le CDC précise qu’il ne remplace pas un avis médical.[6]
Vous voulez comprendre votre résultat ? Parlez-en avec une sage-femme de Nina dans la messagerie.
Ces informations vous aident à comprendre et à préparer vos rendez-vous. Elles ne remplacent pas l’avis de votre médecin ou de votre sage-femme : chaque situation est différente. Parlez-en avec un professionnel avant toute décision ou tout traitement.
Une FIV dure environ un mois : 14 jours de stimulation, une ponction 36 heures après le déclenchement, un transfert 2 à 6 jours plus tard, puis le test environ 15 jours après la ponction. Les effets désagréables sont fréquents et temporaires. Le taux moyen est de 18,7 % d’accouchement par ponction en France, et il varie surtout avec l’âge. Pour chaque étape, préparez vos questions : votre centre décide, une professionnelle de Nina vous aide à comprendre.
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Questions fréquentes
Combien de temps dure une FIV ?
Environ un mois, de la première injection au test de grossesse : à peu près 14 jours de stimulation, la ponction, le transfert 2 à 6 jours plus tard, puis environ 15 jours d’attente.[1][2]
La ponction est-elle douloureuse ?
Elle se fait sous anesthésie générale ou locale selon les centres. Des douleurs abdominales et de petits saignements sont possibles ensuite, et passent en général rapidement.[1][2]
Combien d’embryons sont transférés ?
Un ou deux, et la plupart des centres privilégient un seul embryon pour éviter les grossesses multiples.[1]
Peut-on faire un test urinaire avant la prise de sang ?
C’est déconseillé : l’injection de déclenchement peut fausser un test fait trop tôt. La prise de sang prévue par le centre donne le résultat fiable.
Que deviennent les embryons non transférés ?
Les embryons de bonne qualité peuvent être congelés et transférés plus tard, sans nouvelle ponction.[2]
Vous ne trouvez pas votre réponse ? Posez votre question à une professionnelle de Nina dans la messagerie.
Cet article informe et ne remplace pas une consultation médicale.
Sources
- Les étapes de la FIV. Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), Lausanne.
- La fécondation in vitro (FIV). Santé.fr, d’après l’Agence de la biomédecine.
- Guideline on ovarian stimulation for IVF/ICSI (mise à jour 2025). ESHRE (Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie).
- Routine psychosocial care in infertility and medically assisted reproduction — résumé de la recommandation. ESHRE, Gameiro S. et al.
- Rapport médical et scientifique 2023 : assistance médicale à la procréation. Agence de la biomédecine, septembre 2025.
- IVF Success Estimator. Centers for Disease Control and Prevention (CDC), mis à jour le 10 décembre 2024 (données américaines 2016-2018).
- De nouvelles protections contre les discriminations liées au projet parental depuis le 2 juillet 2025 (loi n° 2025-595 du 30 juin 2025). BCTG Avocats, 2025.
- Follicle size on day of trigger most likely to yield a mature oocyte. Abbara A. et al., Frontiers in Endocrinology, 2018;9:193.
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